Dimanche 22 novembre 2009

Nouvelle réflexion sur les enjeux et les pouvoirs de l'Image, ce blog a pour but d'offrir des séquences pédagogiques construites autour de la Bande Dessinée
et de l'Education aux Médias.

 

Il s'agira ici d'analyser des couvertures emblématiques du 9ème Art et de percevoir leurs influences artistiques.

 

Pour une couverture : une analyse, un décryptage des codes visuels, une fiche d'activité.

 

 

 


  Ce blog se veut tout d'abord complémentaire d'un autre travail mené conjointement autour des affiches de films, également à visée pédagogique dans le cadre d'opérations menées autour de l'étude du Cinéma ou de l'Image :

 

http://cine-l-affiche-en-plein-coeur.over-blog.fr/

 

 

  Le choix des couvertures citées est fait de manière personnelle et essentiellement en fonction de la "richesse" du document (et de ce qu'il a à nous dire...) : il ne s'agit donc pas d'un site de critique d'albums, et leur valeur intrinsèque ne détermine en rien celle de la couverture. On admettra également que la très grande majorité des couvertures citées ici soient franco-belges, en relation avec le niveau de connaissances et d'activités le plus large pour les élèves de collèges et lycées, mangas et comics mis à part...

 

 Il va également de soi que les images "citées" en exemple appartiennent de droits à leurs éditeurs et auteurs respectifs et ne sauraient faire l'objet d'un quelconque service payant : l'auteur de ce blog s'engage à ne pas en modifier l'aspect et à "citer" les couvertures en tant qu'oeuvre à part entière, moyennant un jugement critique et une analyse rendus inévitables et nécessaires dans le cadre pédagogique susnommé, lié à la Lecture de l'Image et à la connaissance du monde de la Bande Dessinée.

 

 


Philippe Tomblaine

 

Professeur Documentaliste (Acad. de Poitiers)

 

Philtomb@yahoo.fr  ou Philippe.Tomblaine@ac-poitiers.fr

 

Blog affilié : http://lewebpedagogique.com/cdidocs/

 

 

 


© : Toutes les images incluses dans ce site sont la propriété exclusive de leurs auteurs, ayant droits et/ou éditeurs.


 Elles ne sont ici qu'à titre de référence ou d'illustration dans un but pédagogique. Si les propriétaires le désirent, elles seront retirées immédiatement. Leur utilisation nécessite la mention des oeuvres, auteurs et éditeurs affiliés.

 

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Dimanche 22 novembre 2009

Les analyses à venir...

 


Liste remise à jour au 22/11/2009

 

 

 

 Choisir les couvertures à analyser, diversifier les thématiques, se documenter, informer les auteurs concernés et élaborer les différents dossiers avec eux : une entreprise consommatrice de temps !

 


Les prochaines chroniques porteront donc bien 
(dans l'ordre énoncé ci-dessous) sur :

 



Décembre

Le 06/12
-
 Le marquis d'Anaon t.01
Vehlmann/Bonhomme (Dargaud, 2002).

http://www.bedetheque.com/serie-3224-BD-Marquis-d-Anaon.html


Le 20/12

- Sir Arthur Benton -
Tarek/Perger/Pompetti (Emmanuel Proust Editions, 2005 à 2009).

http://www.bedetheque.com/serie-11103-BD-Sir-Arthur-Benton.html

 

A suivre !

 

 

 
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Dimanche 22 novembre 2009

 

- DOSSIER PEDAGOGIQUE -

 

Amours fragiles t.1 :

Le dernier printemps

 

Jean-Michel Beuriot, Denis Bodart et Philippe Richelle

Ed. Casterman, 2001.

 

   


Dossier en ligne et téléchargeable :
 



Lecture en plein écran : http://fr.calameo.com/read/00011308785a33297e04f


  • L’intrigue en résumé :

 

 1942 : Martin Mahner est un officier de l’armée nazie posté dans le Sud de la France. Il est l’amant d’une “Française”, Catherine, venue s’installer en ex-zone libre avec son mari Xavier Gance, quelques années auparavant. Notre héros narre son histoire…

 1932 à Berlin, dans le décor sinistre de l’Allemagne de la crise et de la montée du nazisme. Mahner est un lycéen brillant, féru de littérature et plutôt timide avec les filles. Son père est sympathisant des SS, quelques uns de ses camarades de classe aussi. Romantique et solitaire, Martin s’inscrit en faux contre les dérives politiques malsaines auxquelles s’abandonne son entourage. Jusqu’au jour où le docteur Braun et sa famille, dont la belle Katarina, viennent s’installer dans la maison d’en face…

 

 

·         Questionnaire pour les élèves :

 

 

La couverture d’une B.D. comporte deux messages : l’un écrit, l’autre dessiné.

 

NIVEAU 1

 

-       Quel est le titre de cet album ? Comment pouvez-vous l’interpréter ?

 

-       Quel semble être le sujet principal de cet album ?

 

-       Le scénariste et l’illustrateur sont-ils deux personnes différentes ? Le nom de l’éditeur apparait-il ?

 

-       Que représente l’illustration principale ? Décrire notamment les personnages, l’époque, l’ambiance générale.

 

-       Quelles sont les couleurs dominantes de cette couverture ?

 

-       Quelles informations supplémentaires donne éventuellement l’image, en complément du nom de l’album ?

 

 

NIVEAU 2

 

-       Une couverture cherche à suggérer une histoire. D’après le titre et le visuel, imaginez en quelques lignes quel pourrait être le récit de cet album.

 

-       Trouvez le rapport le plus évident entre le titre et l’illustration. 

 

-       Cherchez la définition des termes suivants : fascisme, nazisme et Parti nazi, S.S. et S.A., République de Weimar, Reichstag et IIIème Reich.

 

-       Cette couverture vous donne-t-elle envie de lire la B.D. ? Pourquoi ? En quoi peut-on dire que la couverture est la « vitrine » d’une B.D. ?

 

 

NIVEAU 3

 

-       Essayez de décrire l’atmosphère de cette couverture. «L’ambiance» générale vous parait-elle lourde ou légère ? Explicitez vos choix.

 

-       Tentez de trouver des œuvres (romans, bandes dessinées, films) se déroulant en Allemagne dans les dernières années de la république de Weimar ou aux débuts du IIIème Reich.

 

 

 

 

 

·         Les auteurs des Amours fragiles :

 

 Avec ces Amours fragiles, Philippe Richelle prouve qu’il est un scénariste avec lequel il faudra dorénavant compter. Né en 1964 à Liège, il a débuté comme dessinateur au sein du Journal de Tintin. Il entre comme auteur chez Casterman en 1995 aux cotés de J.M. Beuriot avec l’album Belle comme la mort. Pour le même éditeur, il publiera notamment ensuite les séries Saga anglaise (de 1998 à 1999, avec Eric Gorski) et Les Coulisses du pouvoir (de 1999 à 2008, avec Jean-yyes Delitte). En 2008 et 2009, il raconte la rafle du Vélodrome d’Hiver (survenue en juillet 1942) dans le diptyque Opération Vent printanier, sur un dessin de Pierre Wachs.


 Né en 1961, Jean-Michel Beuriot découvre les Arts Plastiques puis travaille comme graphiste dans l'édition  en illustrant affiches et couvertures de livres. Il fait ses premiers pas dans la bande dessinée en illustrant des récits complets aux Editions du Lombard. Publié dans (A Suivre), magazine édité par Casterman de 1978 à 1997, il conquiert peu à peu une réputation qui le mène à un premier album chez Glénat en 1992, Rebelle : le bruit des bottes. En collaboration avec Philippe Richelle, il dessine Belle comme la mort (Casterman, 1995), puis la série Amours fragiles.

 

La série des Amours fragiles, débutée en 1997 dans le magazine (A suivre) et prévue sur 8 tomes, évoque la montée du nazisme en Allemagne puis l’entrée dans la Deuxième Guerre mondiale. A travers une histoire d’amour complexe et ambiguë, chaque album se déroule donc dans un contexte historique précis. Chacun permet aussi un double questionnement politique et philosophique sur la nature humaine, aux travers de différents thèmes :

 

Tome 1 : Le dernier printemps (2001) : de 1932 à 1934, la montée du fascisme.

Tome 2 : Un été à Paris (2006) : de 1938 à 1939, l’ambiance culturelle en France.

Tome 3 : Maria (2007) : 1943, l’éveil de l’esprit résistant.

Tome 4 : Katarina (2009) : 1940, le racisme antisémite.

 

 Le premier album, qui fut longtemps imaginé par ses auteurs comme un one-shot, raconte la prise de conscience par l’Allemagne de l’arrivée au pouvoir des Nazis, l’incendie du Reichstag (27-28 février 1933) et les premiers mouvements de foule contre les juifs allemands. Dans cette confrontation du quotidien avec le drame historique, la douce narration graphique contraste avec le surgissement des scènes de violence. Offertes comme autant de tranches de vie, les pages des Amours fragiles voient irrémédiablement se transformer les êtres : les enfants y deviennent des adultes responsables, un peuple se mue en un pays totalitaire. En quelques instants, en quelques souffrances, en quelques crimes et en quelques oublis des valeurs essentielles de l’humanité…

 




Ex- libris offert en accompagnant du tome 1.

 


·         L’Allemagne en crise (1931- 1932) :

 

 L’Allemagne subit de plein fouet dès 1930 les retombées de la crise économique américaine de 1929. Par ailleurs, les clauses du Traité de Versailles (28 juin 1919)  la contraignent à payer de fortes sommes aux pays vainqueurs de la Première Guerre mondiale. Les conséquences sur l’économie sont considérables : la jeune République allemande de Weimar est fortement déstabilisée. Dans le même temps, elle doit faire face à ses dettes, à une inflation galopante et à l’impact de la crise économique mondiale.


 
En janvier 1932, 6 millions  de personnes sont confrontées au chômage et à la pauvreté (les allocations chômage n’existent pas). De nombreux Allemands, se sentant humiliés par le Traité de Versailles (le diktat : la « chose dictée »), nourrissent un fort ressentiment contre la jeune république : la démocratie est en crise.

C‘est dans ce contexte de crise économique, sociale et politique, que le Parti National Socialiste des Travailleurs Allemands (NSDAP ou Parti Nazi), dirigé par Adolf Hitler, remporte les élections en juillet 1932. Avec 37% des voix, le NSDAP est le parti le plus représenté au Parlement.


 
Hitler en profite pour stigmatiser les ennemis de l’extérieur (les Alliés, dont la France et les USA) et ceux de l’intérieur (les sympathisants communistes et les Juifs), qu’il accuse d’être responsables de la défaite et de la crise. Grâce à l’appui des grands patrons de l’industrie allemande, l’influence d’Hitler augmente considérablement. En 1932, il est au deuxième tour des élections présidentielles. Le 30 janvier 1933, il est nommé Chancelier du Reich…

 







Illustrations préparatoires (encre de chine sur papier, par J. M. Beuriot).


 

·         Lecture et analyse de la couverture :

 

L’atmosphère des Amours fragiles est éminemment littéraire : le lecteur percevra dès le titre et le sous-titre de l’œuvre (Le dernier printemps) qu’une période s’achève. Au risque d’un contresens chronologique, on s’avancera à dire que c’est l’épilogue de la Belle Epoque, celles des années d’insouciance ou des temps adolescents. Le personnage, justement cadré en plan rapproché et qui vient occuper tout le centre de la composition, semble venir justifier cette première hypothèse : son regard troublé - voire inquiet - semble chercher une présence rassurante. Le héros (Martin Mahner) semble fuir la menace la plus significative de l’image, à savoir les deux membres de la police ferroviaire (Bahnschutzpolizei) arpentant le quai de gare. La présence des chemises brunes est par ailleurs révélatrice d’un contexte : la couleur des uniformes, arborée dès 1925 par les hommes de la  Sturmabteilung (ou SA, pour Section d'assaut) indique la force d’une organisation paramilitaire omniprésente. Le parti nazi (symbolisé dans le brassard noir et rouge à croix gammée) va bientôt contrôler les allées et venues de tout un chacun, ce que connote le choix de la scène : la gare, lieu de passage par excellence, va devenir une arme totalitaire. Le héros pressent-il déjà que vont succéder aux sourires et adieux  des voyageurs les dramatiques « trains de la mort », ceux de la déportation des opposants politiques et des Juifs,  à destination des camps de concentration et d’extermination ?

 

 Dans le visuel de couverture (dessiné par Denis Bodart), tout de fait apparaitra comme instable, fragile, en bascule, chaque élément étant placé en diagonale ou sur une ligne de fuite : des hommes et des femmes se quittent, mais se retrouveront-ils ? Martin Mahner lui-même, personnage présenté comme aryen puisque blond aux yeux bleus, est au bord de l’indécision : doit-il partir ou revenir, adopter le chemin (politique et culturel) de la Gauche ou de la Droite (son attitude centrale étant la garantie de sa propre neutralité), s’échapper ou se laisser rattraper par une Histoire inéluctable qui l’impliquera au-delà du champ de la raison ?

 

 Le Dernier printemps en bout de quais, c’est la métaphore de la vie qui file, entre étapes et terminus ; une existence ou une conscience qui déraille aussi, notamment lorsque personne n’a prêté attention au mot pourtant soufflé par les lieux : « Gare… » à vous, car le Destin vous entraine déjà !

 

 

·         Pistes supplémentaires :

 

-       http://bd.casterman.com/catalogues_list.cfm?CategID=1602&OwnerID=1525 :  page consacrée à la série Amours fragiles sur le site des Editions Casterman.

 

-       http://amoursfragiles.blogspot.com/2009/05/ebauches-de-la-couverture-du-t4.html 

http://amoursfragiles.blogspot.com/2009/05/conception-de-la-couverture-du-t4.html

http://amoursfragiles.blogspot.com/2009/05/projet-qui-se-materialise.html

Recherches et visuels de couverture pour Amours fragiles t.4 : Katarina (2009).

 

-       http://amoursfragiles.blogspot.com/  : le site officiel des auteurs.

-       http://www.actuabd.com/Amours-fragiles-saga-des-temps-obscurs-du-nazisme : interview des auteurs parue à l’occasion de la publication du tome 4 en septembre 2009.

 

-       http://resistanceallemande.online.fr/montee.htm : chronologie de la montée au pouvoir du nazisme.

 

-       http://icp.ge.ch/po/cliotexte/annees-20-30-crises-totalitarisme/nazisme.hitler.1933.html : corpus de textes évoquant l’arrivée au pouvoir du parti nazi et son idéologie.

 

 

Dossier réalisé par Ph. Tomblaine.

Images toutes ©Editions Casterman, D. Bodart, Ph. Richelle et J M. Beuriot, 2001.

 

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Dimanche 22 novembre 2009

                             Livres parus et à paraitre...
                             
                                                        Planning des sorties



- Deux analyses complètes d'oeuvres en classe (Dix de Der (Didier Comès) et Fable de Venise (Hugo Pratt), parues chez Magnard (Collection Classiques & Contemporains) le 30 Juin 2009.


Extraits du catalogue MAGNARD :


Extrait en ligne
:
http://www.calameo.com/read/000015856afabc91b867b?authid=5OqKOC894Biz


Un dossier pédagogique complémentaire (20 pages), réservé aux enseignants, est téléchargeable gratuitement sur le site de l'éditeur au format PDF :
 
http://www.magnard.fr/livre32801.html



Extrait en ligne
:

http://www.calameo.com/read/0000158565c4835ddd765?authid=68BlzqrsSLxx

Un dossier pédagogique complémentaire (20 pages), réservé aux enseignants, est téléchargeable gratuitement sur le site de l'éditeur au format PDF :
 
http://www.classiquesetcontemporains.fr/genre/bande-dessinee ou http://www.magnard.fr/livre32797.html



Une interview vidéo est également désormais disponible sur le site de l'éditeur :

La BD entre en classe !

- Quelle est son histoire ?
La BD, patrimoine et art du récit
- Quelle est la place de la BD en classe ? Argumentaire pédagogique
- Comment fonctionnent les ouvrages de la collection ? Étude d'un cas type
- Quel est le principe de la série "C&C Bande dessinée" ? Présentation de la collection

Voir sur
http://www.classiquesetcontemporains.fr/interviews/detail/la-bd-entre-en-classe-une-video-specialement-concue-pour-les-enseignants






- Un prochain fascicule  de la collection "La BD de case en classe" ( http://labddecaseenclasse.crdp3-poitiers.org/ ) concernant une étude pédagogique croisée de la série Les Tuniques Bleues, à paraitre fin Janvier 2010 :  "Western & Guerre de Sécession entre Cinéma et BD".


Voir sur ce lien une interview récente du directeur de la collection (Didier Quella-Guyot), qui explique l'intérêt et le contenu de la collection :
http://kallirrhoe.canalblog.com/archives/2009/03/14/12966250.html




©Lambil/cauvin et Editions Dupuis.



Quelques précisions :

 - Ouvrage de 125 pages, accompagné d'un cd-rom et proposant de nombreux documents d'accompagnements et des fiches d'activités spécifiques.

- Le fascicule sera disponible sur le stand du Scéren-CNDP lors du 37ème Festival d'Angoulême (28 au 31 janvier 2010), accompagné d'un "bonus"...

- Voir le sommaire (lien PDF) : http://dl.free.fr/pdVVmckfo



 

- Sherlock Holmes, enquête dans le 9ème art, (Editions Cheminements, collection La Bulle au Carré) ; livre pour lequel sont "convoqués" en interview 15 auteurs franco-belges ayant oeuvré récemment sur le thème ou en rapport avec le mythe holmésien :

Stibane/ Di Sano : Sherlock Holmes (Claude Lefrancq)
Le Hir : Sherlock (Glénat)
Brunschwig/Cecil : Holmes (Futuropolis)
West : Harrison & Holmes (Milan)
Djian/Legrand/Etien : Les 4 de Baker Street (Glénat)
Veys/Barral : Baker Street (Delcourt)

Nolane/Roman : Harry Dickson (Soleil)
Gloris/Zarcone : Waterloo 1911 (Delcourt)

Parution début mars 2010

(Sortie du film Sherlock Holmes, par G. Ritchie, le 03 février 2010 :
cf. lien officiel
http://sherlock-holmes-movie.warnerbros.com/ )



Une version de travail de la couverture... :


 



                                  Autres ouvrages prévus en 2010 et 2011 





Spirou, aux sources du S...

Dossier de présentation
(format PDF) téléchargeable sur le nouveau lien 
http://dl.free.fr/m7GtadsL6

Livre de 200 pages dont 50 pages d'interviews inédites des auteurs et éditeurs :

- Raoul Cauvin
- Jean-Claude Fournier
- Benoit Fripiat
- Frank Le Gall
- Jean-David Morvan et José-Luis Munuera
- (Yann) et Olivier Schwartz
- (Fabrice Tarrin)
- Fabien Vehlmann et Yoann


Parution en septembre 2010.
(Editions Mosquito : collection "Autour de la BD" :
http://www.editionsmosquito.com/ouvrage.php?collection=autourdelabd )


Extrait  lisible en plein écran en cliquant sur l'image ci-dessus ou directement sur :
http://fr.calameo.com/read/000113087f1b6fdac09c0



La Science-fiction en BD : autour de la série Sillage

La BD dans l'Amérique des Années 1920 et 1930

Des bulles à l'abordage : pirates et corsaires du 9ème Art

La Deuxième Guerre Mondiale : une représentation par la Bande Dessinée

 


En résumés (recueil de nouvelles)





                                                             Autres travaux



- Le 06 Mai 2009, intervention dans un séminaire national consacré à la Bande Dessinée, organisé par le Pôle de Ressources Poitou-Charentes ("Bd : Adapter la littérature...et l'Histoire", voir le lien : www.labd.cndp.fr/pdf/seminaire_bd_2009.pdf ) sur le thème "Inspiration et séquelle : comment la bande Dessinée peut-elle contourner l'oeuvre originelle ?".


- Le 15 Mai 2009 : parution d'un premier roman de Science Fiction, Colors :
cf.
le site
http://www.edilivre.com/doc/11199

 
 



-  Novembre 2009 : interview  en ligne sur le site SavoirsCDI (http://www.savoirscdi.cndp.fr/), sur le thème de l'adaptation littéraire en BD : http://www.savoirscdi.cndp.fr/index.php?id=1125


- 13 Novembre 2009 : interview pour l'émission radio La Nuit comme si sur le thème de Sherlock Holmes dans la BD :
http://sites.radiofrance.fr/franceinter/em/la-nuit-comme-si/


- Le 20 Janvier 2010, intervention au séminaire national consacré à la Bande Dessinée, organisé par le Pôle de Ressources Poitou-Charentes ("Biographie, autobiographie et autofiction", voir le lien :  http://www.labd.cndp.fr/pdf/PROGRAMME_SEMINAIRE_%202010.pdf ) sur le thème "Autofiction ou réalisme ? Moi et lui, d'une guerre à l'autre (Journal de Guerre (Tardi) et La Guerre d'Alan (Guibert)".


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Dimanche 15 novembre 2009

- DOSSIER PEDAGOGIQUE -

 

Tramp t.9 :

Le Trésor du Tonkin

 

Jean-Charles Kraehn et Patrick Jusseaume,

Ed. Dargaud, 2009.

 



 Dossier en ligne et téléchargeable :

 
Lecture en plein écran : http://fr.calameo.com/read/000113087c9b295ce526e


·         L’intrigue en résumé :

 

 Cochinchine, années 1950. Après avoir retrouvé la tombe de son père, le capitaine de marine Yann Calec découvre que celui-ci à décidément laissé derrière lui un passé agité. Militaire aventurier plutôt en marge des autorités, il a été impliqué dans une sombre histoire d’or détourné. Calec, déterminé à éclaircir l’affaire, découvre alors l’ancienne maitresse (une congaï) de son père… ainsi que son demi-frère ! Mais le trésor attise bien des convoitises,  en particulier celle des Durand, deux frères de la Sûreté militaire, authentiques « ripoux » prêts à tout pour le retrouver….

 

 

·         Questionnaire pour les élèves :

 

 

La couverture d’une B.D. comporte deux messages : l’un écrit, l’autre dessiné.

 

NIVEAU 1

 

-       Quel est le titre de cet album ? Comment pouvez-vous l’interpréter ?

 

-       Quel semble être le sujet principal de cet album ? Que suggère l’accroche de la série, située en bas de la couverture ?

 

-       Le scénariste et l’illustrateur sont-ils deux personnes différentes ? Le nom de l’éditeur apparait-il ?

 

-       Que représente l’illustration principale ? Décrire notamment les personnages, l’époque, l’ambiance générale.

 

-       Quelles sont les couleurs dominantes de cette couverture ?

 

-       Quelles informations supplémentaires donne éventuellement l’image, en complément du nom de l’album ?

 

 

NIVEAU 2

 

-       Une couverture cherche à suggérer une histoire. D’après le titre et le visuel, imaginez en quelques lignes quel pourrait être le récit de cet album.

 

-       Trouvez le rapport le plus évident entre le titre et l’illustration. 

 

-       Cherchez la définition des termes suivants : Indochine et Guerre d’Indochine, Tonkin, Viêt Minh, concubine, caoutchouc et latex.

 

-       Cette couverture vous donne-t-elle envie de lire la B.D. ? Pourquoi ? En quoi peut-on dire que la couverture est la « vitrine » d’une B.D. ?

 

 

NIVEAU 3

 

-       Essayez de décrire l’atmosphère de cette couverture. «L’ambiance» générale vous parait-elle lourde ou légère ? Explicitez vos choix.

 

-       Tentez de trouver des œuvres (romans, bandes dessinées, films) se déroulant en Indochine ou pendant la Guerre indochinoise. Retracez également en quelques lignes la biographie de Marguerite Duras en évoquant son enfance coloniale.

 

 

 

·         Les auteurs de Tramp :

 

 Patrick Jusseaume, né en octobre 1951 à Abidjan (Côte-d’Ivoire) et diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Rouen, s’oriente tout d’abord vers l’Éducation nationale où il enseigne le dessin pendant plusieurs années. Il effectue ses véritables débuts en 1985, dans les pages du magazine Vécu édité par Glénat. Alors que le dessinateur-scénariste breton Jean-Charles Kraehn (Bout d'homme (Glénat) et Le Ruistre (Glénat) ; auteur de Gil St André (Glénat) et de Myrkos (Dargaud)) lui propose de reprendre le dessin de la série médiévale Les Aigles Décapitées (initialement créée avec Patrice Pellerin chez Glénat), Patrick Jusseaume opte ppur unchoix plus personnel : Kraehn lui écrit ainsi le premier tome d'un nouveau polar maritime…

 

 C’est en 1991 que débute la saga maritime Tramp. Réclamant une importante documentation, le premier album (intitulé Le Piège) ne paraîtra que deux ans plus tard. En 2001, après avoir dessiné les quatre tomes du premier cycle de Tramp, Patrick Jusseaume entame La Route de Pointe-Noire, premier volet d’un diptyque « africain » qui sera suivi par La Piste de Kibangou. En 2003, le dessinateur part au Vietnam avec J.C. Kraehn et le scénariste Serge Le Tendre en vue de dessiner Mission Vietnam, un carnet de voyage réalisé pour une association humanitaire et publié par Glénat. En 2005, avec Escale dans le passé, Patrick Jusseaume se lance dans le dessin du troisième cycle des aventures maritimes et exotiques de Yann Calec. Ce cycle « asiatique » s’achève en 2009 avec Le Trésor du Tonkin.

 

 



Encrage et couleurs de la planche 5 du tome 9 par P. Jusseaume (Dargaud, 2009).

 

·         L’Indochine française et la guerre :

 

 Le Tonkin désigne la partie la plus septentrionale du Viêt Nam, aux frontières de la Chine (au nord), du Laos (à l’ouest) et du Golfe du Tonkin (à l’est). Depuis sa victoire décisive sur la Chine en 1885, la France contrôle un vaste territoire rassemblant l’Annam (centre du Viêt Nam), le Tonkin (ayant pour « capitale » la ville d’Hanoï), la Cochinchine (delta du fleuve Mékong, au sud du pays), le Laos et le Cambodge : cet ensemble est nommé Indochine française. La population coloniale française n’y dépassera guère les 34 000 individus, pour plus de 18 millions d’habitants dans les années 1950. Les richesses et minerais exploitables (zinc, charbon, étain) y sont multiples : impôts et taxes diverses enrichissent directement l’administration de la métropole, qui contrôle également les monopoles du sel, de l’alcool de riz et de l’opium. La production du caoutchouc (plantation et culture de l’hévea) est favorisée par l’essor de la production automobile européenne : les exportations de caoutchouc représenteront en 1940 le quart des exportations de la péninsule. Par la suite, le recours aux produits régénérés ou synthétiques, puis la guerre, entraveront cette industrie.

 

 De 1941 à 1945, la France de Vichy collabore un temps avec l’occupant japonais en Indochine : en mars 1945, toutefois, le Japon attaquera par surprise les bases françaises. Après la fin de la Deuxième Guerre mondiale, Chine et Angleterre se partagent les anciennes possessions françaises. En 1946, sous l’impulsion du général De Gaulle, la France restaure son autorité : le Laos et le Cambodge parviennent à faire reconnaître leur souveraineté en douceur. Il n'en va pas de même au Viêt Nam, enjeu stratégique et économique d'une tout autre importance où le Viêt Minh et d'autres groupes indépendantistes cherchent par ailleurs à établir leur autorité sur le pays.

 

 Le Viêt Minh (Ligue pour l’indépendance du Viêt Nam) est une organisation politique et paramilitaire vietnamienne créée en 1941 par le Parti Communiste indochinois : ce mouvement est dirigé conjointement par Hô Chi Minh (chef politique) et le général Võ Nguyên Giáp. Il reçoit aussi un soutien moral considérable des mouvements communistes et anticolonialistes du monde entier, y compris de France, où le Parti communiste français (plus de 20% de l'électorat à l'époque) fait campagne contre la « sale guerre ». Les actes de guérilla effectués par les combattants, favorisés par les reliefs montagneux et la forêt tropicale, sapent le moral des troupes françaises qui se dispersent dans la traque d’un ennemi insaisissable, très bien renseigné par les populations locales. De 1946 à 1954, les troupes françaises, de fait, échoueront à protéger - outre leurs propres bases - à la fois les axes de communication, les installations économiques (notamment les plantations d’hévéas) et la population des campagnes.

 

 En mai 1954, c’est au nord du pays que se jouent les dernières heures de l’Indochine française. Le 20 novembre 1953, les parachutistes français s’emparent de la base de  Diên Biên Phu (défendue par un faible contingent Viêt Minh) afin de l’utiliser comme point de fixation en vue d’une bataille rangée conte l’ennemi. Mais le Viet Minh déjoue la surveillance aérienne française en faisant passer hommes et matériels par des pistes invisibles sous les arbres, sur des véhicules bricolés avec des carcasses de vélos. Le creusement d'abris souterrains lui permet d'échapper aux bombardements aériens. Les premières vagues d'assaut (50 000 hommes du général Nguyen Vo Giap contre 11 000 soldats français) mettent l'ensemble du camp à la portée de la puissante artillerie (d'origine chinoise) amenée à pied d'œuvre par le Viet Minh. La piste d'atterrissage devenue inutilisable, la garnison française n'est plus ravitaillée que par des parachutages dramatiquement insuffisants. Le 7 mai 1954, après deux mois de résistance acharnée, la base de Diên Biên Phu tombe…

 

Le Président du conseil, Pierre Mendès France, entérine le retrait français en signant finalement les Accords de Genève le 21 juillet 1954. Le Viêt Nam est scindé en deux parties à partir du 17e parallèle : au nord, la République démocratique du Viêt Nam (communiste) et au sud un Viêt Nam pro-occidental. Par la suite, l’indépendance du Viêt Nam (divisé en deux parties), du Laos et du Cambodge sera reconnue. Le pays se réunifiera en 1976 en une République socialiste du Viêt Nam, ayant Hanoï pour capitale.

 

 




Dessins de recherche conceptuelle pour la couverture du tome 9.


 

·         Lecture et analyse de la couverture :

 

Couramment utilisé, l’anglicisme tramp désigne à la fois un vagabond et un navire chargé d’effectuer du transport maritime à la demande, en dehors de toute affectation à une ligne régulière. En choisissant de baptiser leur série (et non leur héros…) de ce sobriquet, Jean-Charles Kraehn et Patrick Jusseaume ont signifié à mots couverts aux lecteurs férus de termes marins un embarquement vers l’Aventure de type « serial ». Si Tramp est un « thriller maritime », c’est aussi, de par son ancrage dans les années 1950 et l’histoire coloniale d’après-guerre, une piste vers la découverte de situations archétypales : sur fond de troubles politiques et de trafics en tous genres, marines marchandes et militaires tentent de se frayer des débouchés dans tous les milieux.





 

 En découvrant la couverture de Le Trésor du Tonkin, les habitués de la série trouveront une filiation certaine avec le visuel de l’opus n° 7 de la série : Escale dans le passé, déjà, montrait le capitaine Calec assis sur une caisse d’explosifs et tenant une photographie à la main, tandis qu’une jonque indochinoise surgissait dans un ciel rougeoyant. Parti enquêté doublement sur les traces du fils (signalé disparu) d’un proche voisin et sur celles de son père à Saïgon, Calec réveille et dérange les fantômes de son propre passé. Dans Le Trésor du Tonkin, le danger semble plus présent, mais Calec sans doute moins seul ; son appui nonchalant sur la caisse d’explosifs semble en effet traduire une certaine maitrise des événements, au-delà de la situation insurrectionnelle du pays.  La lettre et la photographie agissent comme une double indication cognitive : elles nous signalent que le héros a réuni plusieurs preuves et indices en rapport avec les identités recherchées. Elles connotent un lien préservé entre passé et présent : Calec, parti à la recherche du passé, traverse l’histoire au présent. Entre écrit et image, la Bande Dessinée selon Kraehn et Jusseaume illustre un itinéraire littéraire qui est fondamentalement le sien… sinon le leur ! 

 L’autre élément essentiel de ce cycle asiatique, c’est en effet la présence fantomatique du père. Comme si la réalité rejoignait la fiction, Jean-Charles Kraehn avoue : « Georges Kraehn, mon père, a fait l’Indochine à l’époque où il s’était engagé dans la Légion étrangère. Sans doute par désœuvrement. Il avait besoin de s’engager, besoin d’action, d’aventure, loin de chez lui. Il ne m’a pas tout raconté. Mais un jour il m’a confié : « J’ai vu des horreurs et j’ai vécu des horreurs. ». Il m’a également dit : « Au bout de quelques mois, tu ne te bats plus pour le drapeau, tu te bats pour les copains ! ».

 De leur reportage en commun au Vietnam en 2002, Patrick Jusseaume précisera : « Nous sommes restés trois semaines seulement. Mais cela a suffi. Nous nous sommes promenés à Hanoï la nuit... Comment oublier cette moiteur ? Cette palette d’ocres, et puis le vert des rizières... C’est ça le Vietnam ! » .

(Extraits d’une interview pour Le Figaro, par O. Delcroix, novembre 2007)








Crayonné et illustration finale pour le visuel de couverture :

(Clic ici pour une visualisation en grande taille :
 http://a21.idata.over-blog.com/2/40/05/64/Tramp/couve_net03-couleur.jpg )

 P. Jusseaume :  "il y a deux recherches, mais trop anecdotiques à mon goût (cf. visuels plus haut). En fait j'essayais plutôt une ambiance. Ce qui m'apparaît intéressant au final, c'est de retrouver les éléments de la couverture du 1er album de ce cycle. Calec a tout en main, plus une lettre qui est censée donner le pourquoi de tout ça. La jungle donne une indication quant au décor principal du dénouement. Le vieux Citroën apporte par sa silhouette une époque ...  Calec est dans un premier temps assis sur des explosifs, puis accoudé à ces mêmes caisses. Ce qui, disons-le, n'est pas très confortable comme position. Mais exprime peut-être mieux les dangers de cette situation peu commune ?
 Le choix du titre : "il est court et résume  l'aventure et le lieu, Tonkin est un joli mot évoquant le voyage dépaysant vers l'Asie des anciennes colonies."



La piste du trésor du Tonkin contenue dans le titre est une surreprésentation de l’univers aventureux de la série : outre la chasse au trésor et les multiples questions afférentes (ce butin, quel est-il ? Existe-t-il ? Par qui est-il convoité ?), le lecteur s’interrogera sur sa connaissance des lieux et du contexte (pourquoi Calec, dont les habits en coton symbolisent le colon blanc français, est-il protégé par des combattants locaux, dont une femme ?). La présence d’une jungle luxuriante et humide, le camion Citroën (U23) et la caisse d’explosif renvoient au Salaire de la peur, roman de Georges Arnaud porté au cinéma par Henri-Georges Clouzot en 1953. Si le marin Calec semble bien éloigné de son élément naturel, on pourra constater que l’humidité signifiée par une frondaison verdoyante aux tonalités de jade (symbole du pouvoir absolu impérial selon la symbolique  orientale) suggère que le héros agit encore une fois dans un univers relativement maitrisé. La lecture graphique littérale, de gauche à droite, indiquera la progression scénaristique : Calec quitte une situation explosive (partie gauche) pour affronter son destin (« guetté » en hors champ), dans une situation suspensive où tout peut néanmoins arrivé… Le héros, visiblement flegmatique, a acquis un don nouveau : la patience de la sagesse orientale. Le Trésor du Tonkin peut attendre, le temps sans doute, de se remémorer quelques paroles aigres-douces de La Petite Tonkinoise chantonnée par Joséphine Baker dès 1930…




·         Pistes supplémentaires :

 

 

-      http://www.dargaud.com/front/albums/series/couvertures.aspx?id=205  http://www.dargaud.com/front/albums/album.aspx?id=3936 :

pages consacrées à la série Tramp et à l’album n°9 sur le site des Editions Dargaud.

 

-        http://www.jusseaume.fr/ : le site officiel de P. Jusseaume (nombreux dossiers et documents).

 

-       http://boutique.momiefolie.com/tramp_t09__p29336.html : interview vidéo de P. Jusseaume.

 

-       http://www.dargaud.com/front/actualites/interviews/interview.aspx?id=177 : interview de Kraehn et Jusseaume sur la réalisation de Tramp.

 

-       http://www.herodote.net/histoire/evenement.php?jour=19540721 : dossiers et photos sur la Guerre d’Indochine.

 

-       http://www.atlas-historique.net/1945-1989/cartes/IndochineGuerre.html : cartes de la Guerre d’Indochine.

 

-       http://fr.wikipedia.org/wiki/La_Petite_Tonkinoise : paroles de la chanson.

 

 

 

 

Dossier réalisé par Ph. Tomblaine.

Images toutes ©Editions DARGAUD, J.C Kraehn et P. Jusseaume, 2009.

Par philtomb - Publié dans : Déc'ouverte
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